• Brexit, les théories de l'UE volent en éclats

     

    l’Union européenne perd pour la première fois un État membre, qui plus est l’un des plus grand et des plus riche pays du bloc. Avec le départ de 66 millions d’habitants, l’UE voit sa population passer à quelque 446 millions. Son territoire diminue de 5,5 %.

    A Londres parmi la foule, il y avait un groupe de ressortissants français qui se disaient envieux de la Grande-Bretagne!Michelle, 54 ans, a déclaré que "la France n'a pas le courage de le faire".Agitant une bannière Frexit, elle a ajouté: "Nous devons sortir de la dictature. L'UE impose ses mesures et politiques d'autorité et nous devons sortir."La France est pleine de conflits avec des émeutes chaque samedi entre la police et le peuple mais le gouvernement ne fait rien, a-t-elle ajouté.Lorsqu'on lui a demandé si elle soutenait le choix de la Grande-Bretagne de partir, elle a répondu: "Oui, je suis tellement envieuse et je suis ici à 100% pour les soutenir":

    Le Brexit bat son plein alors que des centaines de personnes se rassemblent à Westminster pour un moment historique Le Royaume-Uni quitte l'UE

    Photos :soirée du Brexit à Londres le 01 02 2020

     

    l’UE saura t'elle tirer de ce séisme les leçons politiques qui s'imposent?Son histoire démontre que non . Cette situation inédite est un électrochoc pour  les fondations de l’Union européenne les attentes des peuples en matière sociale, écologique et démocratique sont niées ,pire,bafouées . 

    L’Union européenne correspond  à  un consortium essentiellement intergouvernemental réuni dans un Conseil européen dont les délibérations sont nécessairement « insonorisées » et dont seule la science-fiction pourrait imaginer qu’il devînt un jour « la fleur bleue de la démocratie» . Alors que les Etats représentés dans le Conseil européen sont des plus inégaux en taille et en poids, il serait illusoire  de croire qu’ils puissent se coordonner sur un pied d’égalité. 

    Ce sont bien les technocrates de la haute finance qui, privés en outre de toute légitimité démocratique puisque ce ne sont pas les peuples qui les ont élus, se voient aujourd'hui ,une trentaine d'année après la réunification allemande soudain propulsés, sans que nous n’ayons jamais été consultés sur la question, à la gestion de nos gouvernements.

     

    Autant dire, effectivement, que c’est bien l’économie qui détermine aujourd’hui, au déni de toute démocratie, la politique.

    C’est donc ce déficit politique  qui provoque à l’arrivée - c’est là son effet pervers le plus manifeste - cette dictature économique à laquelle nous assistons actuellement.

    L' Union Européenne que nous n'avons pas nous-mêmes appelé de nos vœux se construit, à l’heure actuelle, sur la destruction, non seulement des États, mais, plus spécifiquement encore, de la souveraineté populaire et, donc, contre la Liberté elle-même .

     

    L’Europe, par cette nouvelle forme de dictature - la dictature économique,  après les diverses dictatures, de par le monde, politiques, idéologiques, militaires ou religieuses -, nie, ainsi ouvertement l'existence de nos droits fondamentaux, patiemment durement et dûment obtenus par nos ancêtres au fil des époques..

    Loin de se vouloir au départ une entité politique, encore moins sociale, c’est  un espace uniquement économique fondé sur la libre circulation des marchandises et donc, essentiellement capitaliste, dont notre Union Européenne elle-même naquit en 1957, avec le traité de Rome . 

    Le Traité Constitutionnel Européen, qui prétendait couronner la mise en place du “Marché Unique”entendait établir la concurrence, dite “libre et non faussée” en principe fondateur. Or, la monnaie unique a pour fonction au contraire de faire disparaître la concurrence entre instruments monétaires. Elle établit un monopole.un dogme .

    Le «marché unique» est devenu: tout à la fois un monstre de complexité, avec des réglementations de plus en plus tatillonnes mais aussi un instrument qui empêche les pays de l'Union européenne de défendre leurs propres intérêts. La délégation de pouvoir dont jouissent tant la Commission de Bruxelles que les diverses institutions européennes, dont il faut ici rappeler que aucune n'est élue, conduisent à imposer des règles au-delà de ce qui peut s'avérer nécessaire pour l'économie d'un pays particulier. Le marché unique est ainsi devenu un rouleau compresseur qui prétend éliminer les différences entre des économies qui, pourtant, s'avèrent différentes. En fait, la marché unique a même entraîné un accroissement de ces divergences entre les économies de l'UE, dans différents textes le processus «d'euro-divergence» 

    Face à la crise qui vient, la réaction la plus naturelle des européistes est la politique du déni. Il ne faut surtout pas parler des problèmes réels, ou alors les mettre à tout prix sur le compte de facteurs étrangers à l’Euro. Un tel discours ne saurait être tenu indéfiniment. Les faits sont têtus et la réalité, quand on l’a trop longtemps méprisée, se venge avec violence. Les tensions économiques et sociales  conduiront à l’explosion de la Zone Euro. Faute d’avoir ouvert le débat à temps et préparé des solutions, il ne reste aux européistes d’autre option que la débandade généralisée et la politique du Bouc Émissaire. On cherche à rejeter la faute de sa propre incompétence sur le voisin, créant ainsi un climat détestable en Europe.

    L’idéologie européiste, quelles qu’en soient les courants qui la traverse, n’est pas en mesure de porter  les réponses à la crise qu’elle a suscité. Ce n’est qu’en rompant avec cette idéologie qui consiste à penser intouchables les institutions actuelles que l’on trouvera des solutions réalistes.

     

     

    Si, encore, ces règles avaient eu pour contrepartie une politique cohérente et volontariste cherchant à préserver l'économie des pays de l'Union européenne confrontés à la concurrence internationale. Mais, il faut bien dire que sur ce point l'UE agit en réalité comme un «ouvre-boîte». La Commission de Bruxelles négocie divers traités de libre-échange non pas du point de vue des Etats membres mais du point de vue idéologique qui est le sien et qui veut que le libre-échange soit la meilleure solution à tous nos problèmes. On en a vu un exemple dans le cas du CETA tout comme dans le cas du TAFTA . Cependant, il n'y a pas que l'idéologie qui guide l'action de la Commission de Bruxelles et des institutions européennes. Il faut en faire le constat et le dire, haut et fort, l'UE est devenue, progressivement, un instrument aux mains de l'Allemagne et au détriment des autres nations. Cela à commencé par l'Euro, qui donnait à l'Allemagne deux avantages essentiels, une protection contre des dépréciations des monnaies de ses principaux concurrents européens, mais aussi qui assurait que la monnaie dans laquelle l'Allemagne commerce serait dépréciée par rapport à ce que devrait être son niveau logique. Ces deux avantages expliquent très largement l'immense excédent commercial dont l'Allemagne bénéficie. Mais, cette position favorable puis dominante de l'Allemagne se manifeste aussi dans les négociations extérieures de l'UE où, clairement, ce sont les intérêts allemands qui sont les premiers servis.

     

    L'UE s'est transformée en une machine visant à dissoudre l'influence française, stade préparatoire à la dissolution de la France elle-même.

    Force est de constater que les principales avancées attendues de l’introduction de l’Euro ne se sont pas  matérialisées. Il aurait dû à la fois accroître la croissance et préserver l’Europe des turbulences économiques extérieures. Or, il n’en a rien été. L’Euro n’efface pas les divergences nationales ni ne ralentit l’effritement du modèle social européen.

     

     

    Il aurait fallu se défaire des dogmes monétaristes, qui ont contaminé la réflexion sur la monnaie unique dès 1973 (Mundell). En fait, les hypothèses de Friedman n’ont pas résisté aux recherches menées depuis les années 70.

    L’Euro, tel qu’il a été pensé et mis en place apparaît désormais comme un archaïsme intellectuel et théorique. Les hypothèses implicites ou explicites de ses défenseurs ont toutes été démenties. On ne peut donc penser une monnaie unique qu’à la condition de se donner les moyens de compenser ses effets sur des économies hétérogènes. Il devient alors impossible d’affirmer, sauf à se situer au même niveau que des médecins qui s’en tiendrait encore à la théorie des “humeurs” du XVIIIè siècle, ou à celui de géographes soutenant que la Terre est plate, que la monnaie est l’instrument d’unification et d’homogénéisation. C’est tout le tournant essentialiste dans le débat sur la monnaie unique qui s’effondre à son tour.

    La montée des tensions économiques et sociales au sein des pays de la Zone Euro indique que celle-ci porte la crise en son sein comme la nuée l’orage. Cette situation est dans une large mesure le produit des raccourcis suivis par l’européisme qui a instrumentalisé l’idée de la monnaie unique à des fins idéologiques. Elle laisse les porteurs d'encens de l’Euro sans solution et montre l’impasse dans laquelle ils ont conduit les peuples européens.

    Une structure qui dicte ce qu'il faut faire et ça s'appelle une dictature

    «On ne peut pas avoir de démocratie dans le cadre de l'Union européenne» ne serait-ce que parce qu'il n'y a pas de demos [peuple] européen». en raison de visions du monde et de langues différentes, d'intérêts géopolitiques et économiques divergents, pour avoir une politique commune entre ces 28 Etats membres, «on est obligés d'avoir une structure qui dicte ce qu'il faut faire et ça s'appelle une dictature».

     

     

     

     

     Les décisions sont prises par les oligarchies, c’est-à-dire des grandes banques ou des présidents de sociétés multinationales qui envoient ensuite des employés, des lobbyistes, pour imposer leurs points de vue et empêcher l’adoption de lois non conformes à leurs intérêts. Il y a, à Bruxelles, plus de 1 500 bureaux de lobbyistes.On ne peut pas humaniser, améliorer, réformer un tel système.

    Aucun des systèmes d’oppression dans l'histoire, tel que  l’esclavage, la féodalité, n’a pu être réformé. L’oppression ne se réforme pas ,elle se combat.

     

    Notes:

    Une chute planifiée ,celle du mur de Berlin

    Aucunes des élites présentes ne vous diront que des années avant la chute du mur du 09 Novembre 1989 ,ce qui allait être aujourd’hui l’UE ,est déjà à l’œuvre tant derrière le mur à l’Est , mais aussi à l’Ouest afin de faire disparaître ce qui est un obstacle pour créer un espace uniquement économique fondé sur la libre circulation des marchandises et donc, essentiellement capitaliste.

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    « Happy Brexit UK!!L'éternelle truanderie capitaliste »
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