• La collectivisation de l’existence sous le capitalisme

    La collectivisation de l’existence sous le capitalisme

     

    Les médias,les politiques ,les intellectuels ,les "philosophes" évitent soigneusement d’employer le terme de collectivisation, après avoir dénigré son existence en Union Soviétique ,c’était même,du temps de la guerre froide  un argument pour rabaisser l'idéologie communiste,"une pratique d’un autre âge", d’un système bancale, qu’il était inenvisageable que cela puisse arriver de nôtre  coté du mur, le coté qui se voulait le bon .

     

     

    Hausse du prix de l’immobilier ,déficit de logement social ,précarité, austérité ,pauvreté, la colocation est un mode de vie qui s’impose comme nécessité,comme contrainte dans un système se revendiquant du monde libre.

    En France,la colocation s’installe toujours un peu plus comme un mode d’habitation parmi d’autres, l’âge moyen des colocataires s’en ressent et a tendance à augmenter. 

    Une évolution qui résulte d’une évolution du profil des colocataires. Pour la première fois, les salariés devancent les étudiants au premier trimestre 2017. Les professionnels représentent désormais 45% du total contre 40% pour ceux qui poursuivent leurs études. Les retraités sont là aussi ,en un nombre moins important,mais bien présents .

    Supporter les « caractères, manies, tocs de chacun ce n’est pas simple tous les jours » La « conciliation, les compromis, l’adaptation. » Comme dans un couple, finalement. « La coloc demande un gros travail sur soi-même. Il faut apprendre à devenir tolérant. »...

    Les colocations implosent régulièrement. Sylvain, étudiant en sociologie à Angers, a rapidement déchanté après avoir été emballé par la bonne ambiance d’une « coloc de copains ». Après quelques semaines, les difficultés pointent :« L’évier toujours très sale, les poils dans la douche, le sol qui colle le jour d’après une fête et les dix jours qui suivent. Des fiestas régulières et des personnes que je retrouve dans mon lit après un week-end… » La coupe est pleine.

    « Tout le monde n’a pas la même notion de l’hygiène. » Autre motif d’énervement, des nuisances sonores qui ont fait imploser le groupe de copines : « Les murs fins ne permettaient pas d’avoir une intimité, surtout quand nous recevions nos copains respectifs, précise-t-elle. Une colocataire est partie du jour au lendemain en se plaignant que nous faisions trop de bruit. »

    Nos voisins ne supportent plus nos fêtes tardives

    Dans l’appart', nous sommes six : quatre filles, deux garçons. Du coup, ça fait pas mal d’anniversaires et de résultats d’examens à fêter. Sans compter les soirées improvisées qui s’éternisent... 

    Autant dire que nos voisins ne nous aiment pas. Les choses s’enveniment à tel point que personne ne nous dit plus bonjour. On a déjà eu deux visites de la police et une amende pour tapage nocturne.

    La collectivisation ne se limite bien sûr pas à la colocation .

     

     

    Jean-François Millet 

    Des glaneuses

    Fidèle à l'un de ses sujets favoris, la vie paysanne, Millet livre dans ce tableau le résultat de dix années de recherches autour du thème des glaneuses. 
    Ces femmes incarnent le prolétariat rural. Elles sont autorisées à passer rapidement, avant le coucher du soleil, dans les champs moissonnés pour ramasser un à un les épis négligés. 

    Le peintre en représente trois au premier plan, dos cassé, regard rivé au sol. 
    Il juxtapose ainsi les trois phases du mouvement répétitif et éreintant qu'impose cette âpre besogne : se baisser, ramasser, se relever. 

    Leur austérité s'oppose à l'abondance de la moisson 

    https://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/recherche/commentaire_id/des-glaneuses-341.html

     

     

    Dos courbé, sac ou seau à la main pour ramasser les pommes de terre dans les champs. Les glaneurs sont nombreux. 

    En 1554, un édit royal stipule que le glanage est autorisé aux pauvres, aux malheureux, aux gens défavorisés, aux personnes âgées, aux estropiés et aux petits enfants ! Ce texte est toujours en vigueur..

    La pratique du glanage est de retour aujourd’hui, et même en expansion, une crise économique tragique et un affaiblissement des protections sociales qui font que les individus les plus fragilisés se tournent à nouveau vers des pratiques ancestrales de subsistance.

    Le droit de glanage sur le terrain d’autrui ne peut s’exercer qu’après enlèvement de la récolte, et avec la main, sans l’aide d’aucun outils…

    Il y a aussi le glanage des villes.

    Des hommes, des femmes et parfois des mineurs qui se nourrissent des «restes des autres». Des glaneurs et des glaneuses de la société de consommation. Le glanage alimentaire est le signe de l'appauvrissement croissant de notre société ultra-libérale.

    A l'ère de l'ultra libéralisme, cette pratique qui s'inscrit dans le cadre d'un système de débrouille semble revêtir une dimension de plus en plus urbaine. Pour comprendre ce phénomène qui ne cesse de prendre de l'ampleur, une étude qualitative sur le glanage alimentaire a été réalisée, en 2008, à Paris, Dijon et Amiens sur la base de 40 entretiens menés auprès d'hommes et de femmes âgés entre 26 et 50 ans, sur les fins de marchés ou près des poubelles des rues commerçantes en centre-ville.

    Les résultats rendus publics le 26 janvier 2009  mettent en évidence une diversification des profils des glaneurs alimentaires avec cependant un point commun : une précarité financière et des difficultés économiques.

    Les retraités, majoritairement des femmes isolées dont les revenus ne dépassent pas le plafond des minima sociaux.

    «Les précaires de longue date» : bénéficiaires des minima sociaux, les travailleurs pauvres, les personnes vivant d'aides sociales.

    Les étudiants qui conçoivent le glanage comme «un moyen provisoire» de subvenir à leurs besoins.

    «Les chargés de famille» qui sont de véritables habitués des marchés, qui pratiquent le glanage loin de leur domicile et qui conçoivent les produits récupérés comme une source importante d'approvisionnement alimentaire.

    Ceux qui y ont recours quotidiennement (SDF, marginaux) entretiennent avec cette pratique une attitude de dépendance car elle est leur unique ressource.

    D'une manière générale, cette étude définit le glanage comme «une pratique précaire qui nécessite des compétences, du temps, une bonne connaissance des lieux de glanage, les façons de collecter, de préparer, de ramasser». D'autre part, elle souligne la précarité de cette activité car «elle est sans garantie sur les volumes et les types de produits disponibles et parce qu'elle est soumise à une forte concurrence». pour beaucoup, le recours à cette pratique intervient en dernier lieu après que d'autres biais alimentaires aient été inefficaces.

    Potagers urbains et jardins partagés se multiplient .

     Une déferlante verte aux formats nouveaux gagne aujourd’hui le cœur des villes de l’Hexagone et d’Europe.

     La crise économique de 2008,l’austérité  : quelque soit la taille des parcelles, la fonction alimentaire revient quasiment toujours dans la bouche des porteurs de projets. Le phénomène représente aussi une aide substantielle à l’alimentation de nombreux foyers urbains, notamment des plus modestes.

     

     Notes:

    Le glanage alimentaire pour manger à sa faim

     

    « L’idéalisation du capitalisme se termineL'IDIOCRATIE , la crétinisation programmée »
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