• Les urgentistes français dénoncent l'hôpital entreprise

    Les urgentistes français dénoncent l'hôpital entreprise

    Le démantèlement est en cours 

     

    Les médecins urgentistes dénoncent les politiques  prises pour l'hôpital public ces dernières décennies.

     

    "Mesdames et messieurs nos concitoyens, laisserez-vous mourir l'hôpital public sans avoir tenté quelque chose ?" Dans une tribune publiée dimanche 10 novembre, 13 médecins urgentistes interpellent citoyens et pouvoirs publics quatre jours avant la manifestation nationale pour un "plan d'urgence pour l'hôpital public".

     

    "Est-ce que l'épuisement du système n'a pas été programmé ? Est-ce que tout n'a pas été fait pour que s'effondre l'hôpital public au profit de l'économie ? Le but n'est-il pas de détruire la sécurité sociale et le service public hospitalier ?", interrogent ces médecins tous membres de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf).

     

     

     

    Manque de moyens et salaires trop bas

     

     

     

     "Notre mission de service public est de tout faire tout le temps, mais le gouvernement ne nous en donne pas les moyens".

     

    Les postes de soignants "ne sont plus pourvus parce que les conditions de travail trop difficiles effrayent les plus altruistes avec des salaires très bas (en 2017, la France était au vingt-sixième rang de l'OCDE pour les salaires des infirmières)".

     

     

     

    Il manque des médicaments, des brancards, des lits mais aussi les humains pour occuper les services, pour s'occuper des patients.

    Les médecins urgentistes

    Estimant que "le démantèlement est en cours d'achèvement", ils assurent qu'"en épuisant les soignants, on les a fait fuir : spirale sociale infernale". "Non seulement l'hôpital public est déficitaire, mais il deviendra inefficace puisque incapable de remplir sa mission de continuité des soins pour tous".

     

    Ils rappellent en conclusion les revendications de la mobilisation du 14 novembre: "l'ouverture de lits", l'augmentation du budget de l'hôpital, des effectifs et des salaires, ainsi que "l'arrêt de la facturation à l'acte.

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