• Réformes,la guerre secrète

     

    Réformes,la guerre secrète 

    Réformes,la guerre secrète

    Détricotage de l'État providence, pression sur les salaires. Baisse des dépenses publiques ...
    Cela vous rappelle t'il quelque chose?

    Les médias  économiques formatés  par l'idéologie du libéralisme ,et la plupart des politiques de gauche comme de droite, tentent de nous convaincre que la cause du phénomène des réformes réside en une dérive incontrôlée des dépenses publiques. 

     

    L'objectif est d’arrimer l’économie française à la révolution reagano-thatcherienne.

    Une vague néolibérale qui a bouleversé les États-Unis de R. Reagan à partir de 1980 et la Grande-Bretagne de M. Thatcher à partir de 1979. Dans ces deux pays s’impose une « révolution conservatrice », en référence à son caractère radical – il s’agit de revoir en profondeur le rôle de l’État –, mais aussi au renouveau conservateur qu’elle traduit. Une régression pour la plupart ,sauf pour les riches.

    Margaret Thatcher et Ronald Reagan à la Maison-Blanche, en juillet 1987

     

    Les recettes essentielles de la révolution conservatrice des années 80, mises en œuvre en particulier par Margareth Thatcher et Ronald Reagan après avoir été testées sur les conseils des monétaristes de l'école d'économie de Chicago et de son plus célèbre représentant, Milton Friedman,  sont : diminution des charges et contraintes réglementaires pesant sur le capital, décroissance des dépenses sociales par détricotage de l'État providence.

    Première étape, une réduction massive de la pression fiscale, de l’impôt sur les hauts revenus et sur les sociétés. Reagan promettait par exemple une réduction de l’impôt sur le revenu de 25 % lors de sa campagne de 1980, et la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu britannique est passée de 83 % à 40 % dans les années Thatcher.  La « révolte contre l’impôt » est un mouvement très populaire aux USA dans les années 1970, sur lequel le parti républicain va surfer par la suite, en s’appuyant sur ses figures de proue comme l’économiste A. Laffer, auteur de The economics of tax revolt dans lequel il théorise une célèbre courbe du rendement de l’impôt qui porte son nom, et qui est depuis associée à la politique reaganienne. La baisse des recettes a d’abord conduit à un grave déséquilibre des finances publiques, pour respecter les promesses de relance de l’activité par une baisse massive des impôts. Aux USA, cette politique a entraîné un triplement du déficit budgétaire sous l’ère Reagan : jamais l’Amérique ne sera aussi endettée que durant cette période. 

    Dans un second temps, les gouvernements mènent une très forte diminution des dépenses publiques.

    C’est dans la période Reagan que sont révisés le volume et la nature des dépenses publiques. Cette baisse s’est accompagnée d’une part d’un redéploiement de l’État, avec la privatisation de la plupart des entreprises publiques, un désengagement de l’État dans de nombreux programmes sociaux, transférés par Reagan du niveau fédéral à l’échelon local, et un dégraissage des effectifs de la fonction publique. Mais elle a été également accélérée par l’augmentation des dépenses dans les secteurs jugés prioritaires, ce qui réduit encore la part des autres secteurs : priorité à l’armée dont le budget augmente fortement – on est dans la période décisive où l’accélération des dépenses militaires ne pourra être suivie par l’URSS des années 1980 – ou dans les dépenses sécuritaires. 

    Conséquence logique, la « révolution conservatrice » a conduit à un recul sans précédent de l’État-Providence et de la protection sociale, afin de « libérer les initiatives individuelles », et de réduire le poids de l’État. Il faut se souvenir que l’État-Providence avait pourtant trouvé dans l’Angleterre d’après-guerre un de ses modèles, au pays de Lord Beveridge, l’initiateur du modèle anglais de Welfare State. De même, les États-Unis ont connu un niveau élevé de protection sociale jusque dans les années 1970. La réforme ne passe pas toujours par la suppression pure et simple de l’assurance sociale, mais plutôt par sa marginalisation : ainsi, contrairement à une idée reçue, la majorité des Américains continue de percevoir une retraite par répartition, mais elle est trop faible pour subvenir à leurs besoins et doit être complétée par des fonds de pension.
    Pour mener à bien ces mutations qui se heurtent à de fortes résistances, une remise en cause profonde de la démocratie sociale est nécessaire, à commencer par les syndicats dont la puissance revendicative doit être brisée. L’épisode le plus connu est la grande grève des mineurs britanniques de 1984/85, qui va porter un coup fatal au syndicalisme dans ce pays, face au refus de toute négociation sociale de la « Dame de fer », parvenant à réduire très fortement le champ de la négociation collective. Si l’on érige aujourd’hui les pays anglo-saxons en modèle du capitalisme libéral où s’exerce un faible contre-pouvoir syndical, c’est la conséquence en réalité d’une évolution assez récente. Lorsque Thatcher arrive au pouvoir, les trade unions britanniques étaient encore un modèle syndical pour toute l’Europe, et avaient conquis des avantages importants, comme la pratique du closed shop qui réservait à un syndicat unique le monopole de la représentation dans un secteur d’activité.

    Macron et Gattaz ancien patron du Medef

     

    Le parallèle avec la politique engagée par le gouvernement français aujourd’hui est assez manifeste. On peut noter que, ce faisant, Macron affiche un objectif plus ambitieux que Reagan et Thatcher en leur temps. On retrouve là l’idée centrale de la révolution conservatrice selon laquelle la réforme de l’État commence par celle de l’impôt, afin de mettre les classes aisées de son côté, et de créer une situation irréversible.

    Toutes les réformes sont mises à contribution,il s’agit de supprimer des milliers d’emplois publics, en arguant de la meilleure « efficacité » du niveau local sur le niveau national, afin de réduire les dépenses de l’État central. 
    Les signes d’une réforme en profondeur de l’État-Providence sont encore plus visibles : les retraites,  la sécurité sociale ,l’hôpital,les allocations, la stigmatisation des chômeurs .

    Free-market economics meets free-market policies at The Heritage Foundation’s Tenth Anniversary dinner in 1983. Nobel Laureate Milton Friedman and his wife Rose with President Ronald Reagan and Heritage President Ed Feulner.

    Free-market economics meets free-market policies at The Heritage Foundation’s Tenth Anniversary dinner in 1983. Nobel Laureate Milton Friedman and his wife Rose with President Ronald Reagan and Heritage President Ed Feulner.

    Ce virage des années 80, porté par Margaret Thatcher en Angleterre et Ronald Reagan aux Etats-Unis, s’est appuyé sur une école de pensée : l’école de Chicago. Le pape de ce courant de pensée était l’économiste monétariste Milton Friedman (Nobel 1976). Ces économistes étaient convaincus que dans l’économie, l’Etat était le problème, jamais la solution. Il fallait donc privatiser tout ce qu’on pouvait, retirer la planche à billets des pattes des gouvernements, réduire les dépenses publiques, déréglementer les marchés…

    Ces théories, développées par plusieurs professeurs de l’université de Chicago, se sont répandues. Le marché dérégulé est devenu à la mode, avec les effets que l’on sait : insécurité économique et sociale, crises financières, corruption, inégalités, et au final rejet des élites.

    Sur la page qui liste les "Young Leaders Classes" ,on retrouve Emmanuel Macron, Édouard Philippe et d'autres dans la même session de 2012:Qui sait qu'Edouard Phillipe et Emmanuel Macron ont ce lien là

    A Longchamp ,lors de l'université d’été du Medef rebaptisé "La rencontre des entrepreneurs de France"le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux  a salué la réforme de l'assurance-chômage qui durcit les conditions d'accès aux indemnités pour les nouveaux demandeurs d'emploi .

     

    "Je pense que les inégalités sont nécessaires pour récompenser les talents".

    L'Etat n'a plus le monopole de l'intérêt général proclame le patron du MEDEF

     

    Trop souvent nous avons laissé la recherche de l'intérêt général à l'Etat. L'Etat n'a plus le monopole de l'intérêt général a précisé l'homme qui a déclaré s'inspirer du libéral américain Milton Friedman.

     

     

     Retraites : le Medef pousse le gouvernement à aller encore "plus loin"

     

     

    Une Caste dissout l’État de l’intérieur au profit des intérêts privés

    Un capitalisme  converti au modèle anglo-saxon et qui est donc devenu beaucoup plus inégalitaire que par le passé, comme en témoigne la crise sociale historique que nous traversons avec le mouvement des gilets jaunes. Mais notre pays ne traverse pas qu’une crise sociale ; il traverse aussi une crise démocratique. Et si c’est le cas, c’est parce qu’un petit groupe de très hauts fonctionnaires, essentiellement issus de l’un des corps d’élite de Bercy, l’Inspection des finances, a réalisé au fil des ans, un double hold-up, d’abord sur la vie des affaires, ensuite sur le pouvoir.

     

     

    Découvrez aussi:

    Des économistes du fond monétaire international (considéré comme le temple du néolibéralisme) ont étudié de près les effets sur la croissance de changements de revenus, selon leur niveau. Résultat, ils ont tordu le cou à la prétendue "théorie du ruissellement":

    Supprimer l'ISF ralenti la croissance

    Le Conseil constitutionnel a fait avorter plusieurs réformes dans le domaine social, environnemental et surtout fiscal au nom de la « liberté d’entreprendre » ou les « attentes légitimes » des investisseurs et des propriétaires.

    Notre Dame et Pitié-Salpêtrière,l'exploitation de l'émotion

    Notes:

    Le Sénat s'attaque au budget de la Sécu, avant une manifestation des hospitaliers

    Les urgentistes français dénoncent l'hôpital entreprise

    La révolution conservatrice néolibérale des années 70-80 est responsable de la crise de la dette dans le monde

     

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